Duplan Plomberie

01Prestation

Détection non destructive par caméra thermique et gaz traceur.

Contrôle d'une installation domestique lors d'une recherche de fuite
Durée moyenne
120 minDurée moyenne
Tarif indicatif
À partir de 180 €Tarif indicatif

02En détail

Description de la prestation

Une fuite qu’on ne voit pas coûte deux fois : en eau perdue, et en dégâts qui s’installent lentement dans un mur ou sous une dalle. Le réflexe de casser pour chercher est le plus coûteux de tous — c’est précisément ce que la détection non destructive permet d’éviter.

Les signes d’une fuite invisible

Une fuite encastrée ne se manifeste presque jamais par de l’eau. Elle se lit ailleurs.

Le compteur tourne alors que tout est fermé. C’est le test décisif, et vous pouvez le faire vous-même : fermez tous les robinets, ne faites tourner ni lave-linge ni lave-vaisselle, relevez l’index du compteur, attendez deux heures. Un index qui a bougé signe une fuite sur la partie sous pression.

Une tache sombre s’étend au bas d’un mur. L’humidité migre par capillarité et apparaît souvent à distance du point de fuite, plus bas, parfois dans la pièce voisine. L’endroit où la tache se voit n’est pas l’endroit où le tuyau perce.

Une zone du sol reste tiède. Sur un plancher chauffant ou une alimentation d’eau chaude sous dalle, la fuite réchauffe le carrelage. C’est le signal le plus fiable, et le plus facile à vérifier pieds nus.

La pression baisse, ou la chaudière se remet en eau seule. Sur un circuit de chauffage fermé, un appoint fréquent n’est jamais normal : le circuit perd de l’eau quelque part.

La facture augmente sans changement d’habitudes. Une fuite de goutte-à-goutte permanent représente plusieurs dizaines de mètres cubes par an, sans jamais se voir.

Nos méthodes de détection

Aucune méthode ne fonctionne partout : c’est leur combinaison qui localise. Nous commençons toujours par les moins invasives.

La caméra thermique révèle les écarts de température en surface. Elle excelle sur les fuites d’eau chaude et les planchers chauffants, où le tracé du tuyau apparaît nettement. Elle ne voit rien d’une fuite d’eau froide dans un mur à température ambiante.

L’écoute électro-acoustique amplifie le bruit de l’eau qui s’échappe sous pression. C’est la méthode de référence sur les canalisations enterrées et les réseaux encastrés. Elle demande du calme : nous travaillons volontiers tôt le matin sur les rues passantes.

Le gaz traceur — un mélange d’hydrogène et d’azote, inoffensif et ininflammable dans ces proportions — est injecté dans la canalisation vidée. Le gaz traverse le béton et la terre, et un détecteur le retrouve en surface, à l’aplomb exact de la fuite. C’est notre méthode la plus précise sur les fuites sous dalle et sous chape.

Le test de pression isole les tronçons les uns après les autres. Il ne dit pas où est la fuite, mais il dit sur quel circuit elle se trouve — et diviser le champ de recherche par quatre fait gagner des heures.

La colorimétrie reste utile pour distinguer une fuite d’alimentation d’une infiltration d’évacuation, en particulier autour d’un receveur de douche ou d’un joint de bac.

Comment se déroule une recherche

Nous commençons par vous écouter, puis par le compteur. Cette première lecture oriente déjà : une fuite sous pression et une infiltration d’évacuation ne se cherchent pas avec les mêmes outils.

Nous établissons ensuite le plan probable du réseau, à partir de l’âge du bâti, de la position des points d’eau et de ce qui est visible. Sur les immeubles marseillais d’avant-guerre, les tracés d’origine ont souvent été modifiés à plusieurs reprises : nous ne présumons rien.

Vient la phase de détection proprement dite, méthode après méthode, en resserrant. Nous vous montrons ce que nous voyons au fur et à mesure — les images thermiques comme les relevés acoustiques.

Une fois le point localisé, nous le marquons et nous vous proposons la réparation. Nous n’ouvrons qu’après votre accord, et seulement à l’endroit identifié.

Le rapport que nous vous remettons

Chaque recherche donne lieu à un rapport écrit : les méthodes employées, les zones écartées, la localisation retenue, les images thermiques ou les clichés d’inspection. Ce document n’est pas une formalité. C’est lui que votre assurance exige pour prendre en charge la recherche, et c’est lui qui fait foi si la fuite concerne une partie commune ou le logement d’un voisin.

Un rapport de recherche infructueuse a également de la valeur : il atteste que la démarche a été conduite dans les règles et que certaines causes sont écartées. Nous le remettons dans tous les cas.

Ce que dit votre contrat d’assurance

La quasi-totalité des contrats multirisque habitation comportent une garantie « recherche de fuite », souvent plafonnée entre mille cinq cents et cinq mille euros. Elle couvre le coût de la localisation et la remise en état des ouvrages ouverts pour y accéder — carrelage déposé, cloison percée — mais pas la réparation de la canalisation elle-même.

Deux conditions reviennent dans presque tous les contrats. La fuite doit être invisible : une fuite apparente sous un évier n’ouvre pas droit à la garantie, puisqu’aucune recherche n’est nécessaire. Et la déclaration doit précéder les travaux : un assureur refuse régulièrement de prendre en charge une recherche effectuée après que le sol a déjà été cassé, faute de pouvoir constater quoi que ce soit.

Appelez donc votre assureur avant de nous faire intervenir, ou dites-nous que vous ne l’avez pas fait : nous adaptons alors le rapport pour qu’il documente l’état initial.

Ce que la recherche évite réellement

Le calcul est simple à poser. Une recherche non destructive représente le coût d’une intervention de deux heures. Une recherche « à l’ancienne » consiste à ouvrir successivement les zones suspectes : chaque ouverture demande une dépose de carrelage, une reprise de chape, une remise en peinture, et il en faut souvent plusieurs avant de tomber juste.

À cela s’ajoute ce qui ne se chiffre pas immédiatement : une fuite qui coule pendant six mois dans une dalle finit par décoller un carrelage sur plusieurs mètres carrés et par attaquer les bas de cloison. Le sinistre grandit à mesure qu’on hésite.

C’est pourquoi nous préférons chercher deux heures de plus plutôt qu’ouvrir un mur de trop.

Les fuites que nous cherchons le plus souvent

La fuite sous chape sur alimentation encastrée. Typique des logements des années 1970 à 1990, où le cuivre a été noyé dans le béton sans fourreau. Le métal travaille, frotte, et perce par abrasion au bout de trente ans. Le gaz traceur la localise au centimètre ; la réparation consiste le plus souvent à abandonner le tronçon et à repasser en apparent ou en plinthe.

La fuite de plancher chauffant. Elle se repère à la caméra thermique, qui dessine le tracé du serpentin et révèle la zone anormalement chaude. La difficulté n’est pas la détection mais la réparation : ouvrir une dalle chauffante demande de la précision pour ne pas percer une boucle voisine.

L’infiltration par un joint de douche. Longtemps prise pour une fuite d’alimentation, elle n’apparaît qu’à l’usage et jamais au test de pression. La colorimétrie la confirme en quelques minutes, et la reprise est sans commune mesure avec ce que le client redoutait.

La fuite enterrée entre le compteur et la maison. Fréquente sur les branchements anciens en polyéthylène, elle se manifeste par une consommation qui grimpe sans que rien ne se voie. L’écoute électro-acoustique la suit le long du tracé.

Ce que vous pouvez faire avant notre venue

Trois relevés simples font gagner une heure sur place, et parfois orientent tout le diagnostic.

Relevez le compteur deux fois. Une fois tout fermé pendant deux heures, une fois vanne générale fermée. Si l’index bouge dans le premier cas mais pas dans le second, la fuite est bien dans le logement. S’il bouge dans les deux, elle est en amont, sur le branchement.

Notez quand l’humidité apparaît. En permanence, ou seulement après une douche ? Le premier cas oriente vers une alimentation sous pression, le second vers une évacuation ou une étanchéité.

Photographiez l’évolution. Une tache prise en photo à une semaine d’intervalle, avec un repère de taille, dit si la fuite progresse. C’est utile pour nous, et déterminant pour votre assurance.

Fuite ou condensation : ne pas confondre

Toutes les traces d’humidité ne viennent pas d’une canalisation, et une recherche de fuite menée sur un problème de condensation ne trouvera jamais rien.

La condensation se reconnaît à sa géographie : elle apparaît sur les murs froids, dans les angles, derrière un meuble collé à une paroi mal isolée, et elle s’aggrave l’hiver. La moisissure y est superficielle et duveteuse. Une fuite, elle, produit une auréole qui progresse, souvent bordée d’un liseré plus sombre, et elle ne connaît pas de saison.

Le remède diffère du tout au tout : une ventilation corrigée d’un côté, une réparation de l’autre. Nous écartons systématiquement cette hypothèse avant d’engager une recherche, et nous vous le disons franchement lorsque le problème relève de la ventilation — même si cela nous prive de l’intervention.

04Questions fréquentes

La recherche de fuite est-elle remboursée par l'assurance ?

Dans la plupart des contrats multirisque habitation, oui, lorsqu'elle évite des travaux de démolition. Demandez l'accord de votre assureur avant de faire casser : c'est l'ordre des opérations qui conditionne la prise en charge.

Allez-vous casser pour trouver la fuite ?

Non. Toute notre démarche consiste à localiser avant d'ouvrir. Nous ne perçons qu'au point identifié, et seulement une fois que vous avez validé la réparation.

Et si vous ne trouvez rien ?

Cela arrive, sur des fuites intermittentes notamment. Nous vous remettons alors un rapport de ce qui a été écarté, ce qui a une valeur réelle pour l'assurance, et nous convenons d'un second passage en conditions différentes.

Combien de temps dure une recherche ?

Deux heures en moyenne. Une fuite enterrée sur un réseau long, ou une fuite sous dalle dans une maison de plain-pied, peut demander une demi-journée.