01Prestation
Rénovation complète, de la dépose à la mise en service.

- Durée moyenne
- 480 minDurée moyenne
- Tarif indicatif
- Sur devisTarif indicatif
02En détail
Description de la prestation
Une salle de bain rénovée se juge à ce qui ne se voit pas. Le carrelage et la robinetterie sautent aux yeux ; l’étanchéité sous carrelage, la pente d’évacuation et la ventilation décident si l’ouvrage tiendra quinze ans ou commencera à cloquer au bout de deux hivers.
Ce qui fait échouer une rénovation
Nous reprenons régulièrement des salles de bain refaites trois ou quatre ans plus tôt. Les causes se répètent.
L’étanchéité oubliée ou bâclée. Un carrelage n’est pas étanche : ses joints laissent passer l’humidité, c’est le système d’étanchéité liquide posé dessous qui protège la structure. Sauter cette étape ne se voit pas à la livraison, et se voit très bien deux ans plus tard, au plafond du voisin.
La pente approximative. Une douche de plain-pied demande une pente régulière de un à deux centimètres par mètre vers la bonde. En dessous, l’eau stagne ; au-dessus, on glisse. Une pente réalisée à l’œil se paie en flaques permanentes.
La ventilation négligée. Une salle de bain sans extraction efficace condense, et la moisissure revient quel que soit le produit passé dessus. Sur les immeubles anciens dépourvus de VMC, une extraction sur conduit existant ou en façade est indispensable.
Le réseau conservé « puisqu’il marchait ». Refaire une salle de bain sur des alimentations en galvanisé de soixante ans revient à poser du neuf sur un compte à rebours. C’est le seul point sur lequel nous insistons vraiment.
La conception, avant les travaux
Nous commençons par un relevé complet : dimensions réelles, position des évacuations, nature des cloisons, hauteur disponible sous chape, arrivée électrique, ventilation existante. C’est ce relevé qui dit ce qui est possible, pas le catalogue.
Nous établissons ensuite un plan d’implantation avec vous. Les contraintes qui reviennent le plus souvent tiennent aux évacuations : déplacer un WC est bien plus lourd que déplacer un lavabo, car il faut recréer une pente vers la chute sur un diamètre de 100 mm.
Le devis détaille les postes un par un — dépose, réseaux, étanchéité, carrelage, équipements, électricité, ventilation — avec les références exactes. Un devis global d’une ligne ne permet à personne de comparer quoi que ce soit, et rend toute discussion impossible en cours de chantier.
Le déroulé, semaine par semaine
Dépose et mise à nu. Ancien carrelage, équipements, cloisons à modifier. C’est aussi le moment où l’on découvre l’état réel des réseaux : nous vous montrons ce que nous trouvons avant de continuer, et nous chiffrons les reprises éventuelles avant de les engager. Aucune surprise n’apparaît sur la facture finale.
Réseaux. Alimentations en multicouche ou PER, évacuations reprises aux bonnes pentes, attentes électriques positionnées selon les volumes de sécurité de la norme NF C 15-100. Mise en pression et essai avant refermeture.
Étanchéité et support. Ragréage si nécessaire, puis système d’étanchéité liquide sur l’ensemble de la zone humide, remonté sur les parois selon les hauteurs prescrites, avec bandes aux angles et collerettes aux traversées.
Carrelage et faïence. Après séchage complet de l’étanchéité — ce délai ne se compresse pas, et c’est la principale raison pour laquelle une salle de bain ne se refait pas en une semaine.
Équipements et finitions. Pose des sanitaires, robinetterie, meuble, miroir, accessoires. Joints silicone en dernier.
Mise en service et réception. Contrôle point par point avec vous : écoulements, étanchéité des raccords, réglage de la butée thermostatique, fonctionnement de la ventilation.
Le budget, et ce qui le fait bouger
Trois éléments expliquent l’essentiel des écarts entre deux devis d’apparence comparable.
L’ampleur des reprises de réseau. Une rénovation à implantation identique sur des réseaux récents coûte une fraction d’une rénovation qui redistribue les évacuations sur un réseau à refaire. C’est le poste le plus variable, et le moins visible sur photo.
Le niveau d’équipement. Entre une robinetterie fiable d’entrée de gamme et une gamme thermostatique de marque, l’écart sur une salle de bain complète se compte en milliers d’euros — pour un usage quotidien qui, lui, diffère peu.
Le carrelage. Le format dicte le coût de pose autant que le prix au mètre carré : un grand format demande un support parfaitement plan, donc souvent un ragréage, et une mosaïque demande du temps.
Nous chiffrons systématiquement deux niveaux d’équipement pour la même implantation. Cela permet de voir ce que coûte réellement le choix esthétique, séparément du gros œuvre.
Les aides mobilisables
Une rénovation d’agrément n’ouvre droit à rien de particulier. Une adaptation au vieillissement ou au handicap, en revanche, entre dans plusieurs dispositifs : MaPrimeAdapt’ pour les ménages éligibles, aides des caisses de retraite, parfois du département. Le remplacement d’une baignoire par une douche de plain-pied en est le cas type.
Ces dispositifs exigent des devis conformes, avec mention des travaux éligibles et de nos qualifications. Nous les établissons dans ce format, et nous vous accompagnons sur les pièces à fournir — sans facturer ce temps.
Vivre le chantier
Une salle de bain unique immobilisée deux à trois semaines demande une organisation, et cela se prépare plutôt que cela ne s’improvise.
Nous maintenons les WC en service le plus longtemps possible, souvent jusqu’aux deux derniers jours, et nous rendons un point d’eau chaque soir quand la configuration s’y prête. Le chantier est bâché, le trajet protégé, et nous nettoyons en fin de journée plutôt qu’en fin de chantier.
Les gravats partent au fur et à mesure : aucune benne ne stationne devant l’immeuble pendant trois semaines. En copropriété, nous prévenons le syndic et nous respectons les horaires de nuisance sonore, sans qu’il faille nous le rappeler.
Choisir les matériaux
Les choix de matériaux se font une fois et se vivent quinze ans. Quelques repères valent mieux qu’un catalogue.
Le carrelage au sol doit porter un classement antidérapant adapté à une pièce humide. Un grès cérame poli, superbe en showroom, devient une patinoire mouillé. Le format joue aussi : au-delà de soixante centimètres, il faut un support parfaitement plan, donc un ragréage, qui se chiffre.
La faïence murale est moins contrainte, mais la taille des joints change l’entretien : une mosaïque multiplie les lignes de joint, donc les zones où le calcaire s’installe. Sur une eau à 30 °f, cela se remarque vite.
Les panneaux muraux — grands formats stratifiés ou composites — se posent sans joint sur une paroi de douche et se nettoient d’un geste. Ils demandent en revanche un support rigoureusement plan et une pose soignée aux angles.
Les meubles se jugent au chant et à la quincaillerie. Un panneau mélaminé dont les chants ne sont pas étanchés gonfle à la première eau stagnante ; des charnières de qualité tiennent des milliers de cycles.
Nous vous disons systématiquement quand un matériau plus coûteux ne se justifie pas dans votre usage. Un mitigeur thermostatique change la vie quotidienne ; un carrelage haut de gamme ne change rien à la durée de vie de l’ouvrage.
Après la réception
Un chantier ne se termine pas à la dernière vis. Nous vous remettons un dossier : références exactes des équipements, notices, plan de l’implantation des réseaux avec les côtes.
Ce dernier document a plus de valeur qu’il n’y paraît. Il dit où passent les canalisations derrière le carrelage, et il évite qu’un percement pour une étagère ne devienne une fuite encastrée trois ans plus tard.
Les joints silicone se contrôlent au bout de six mois : c’est le délai au terme duquel un défaut de pose se manifeste. Nous repassons volontiers les reprendre, sans frais, si nécessaire.
Le cas des petites salles de bain
Sous cinq mètres carrés — configuration courante dans le centre ancien —, la rénovation relève de l’optimisation autant que de la plomberie.
Le premier levier est la douche : remplacer une baignoire par une douche de plain-pied libère une surface au sol considérable et rend la pièce praticable. Le second est le meuble suspendu, qui dégage le sol et donne une impression d’espace que le carrelage seul ne produit pas.
Le troisième, moins évident, est l’ouverture de la porte. Une porte battante consomme près d’un mètre carré de dégagement ; une porte coulissante ou un changement de sens d’ouverture récupère cette surface sans toucher à la plomberie.
Nous chiffrons ces variantes ensemble, plans à l’appui, avant d’engager quoi que ce soit. Dans une petite pièce, l’implantation compte davantage que le budget d’équipement.
Enfin, gardez à l’esprit qu’une salle de bain se rénove rarement deux fois en quinze ans. C’est le moment, et le seul, où passer une gaine électrique supplémentaire, poser une vanne d’arrêt par point d’eau ou prévoir l’attente d’un futur sèche-serviettes ne coûte presque rien. Les mêmes ajouts faits plus tard supposent de rouvrir un mur carrelé. Nous listons systématiquement ces réserves au devis, à vous de retenir celles qui vous parlent.
04Questions fréquentes
Combien de temps la salle de bain est-elle inutilisable ?
Deux à trois semaines pour une rénovation complète, dont une semaine incompressible de séchage entre l'étanchéité et le carrelage. Nous maintenons un point d'eau et les WC en service quand la configuration le permet.
Gérez-vous le carrelage et l'électricité ?
Oui, avec les artisans avec qui nous travaillons depuis des années. Vous avez un seul interlocuteur, un seul devis et un seul planning — c'est ce qui évite les semaines perdues entre deux corps de métier.
Une douche à l'italienne est-elle possible partout ?
Non. Elle demande de la hauteur sous chape pour la pente et la bonde. Quand elle manque, un receveur extra-plat donne le même aspect pour une contrainte bien moindre.
Faut-il une autorisation en copropriété ?
Une rénovation à l'identique, non. Dès que vous déplacez une évacuation vers une partie commune ou touchez à la colonne, une autorisation d'assemblée devient nécessaire. Nous fournissons le descriptif technique à joindre à la demande.