02Le chantier
Détail du chantier
Pavillon de 1974 dans la vallée de l’Huveaune. Les propriétaires faisaient déboucher leur évacuation deux à trois fois par an depuis six ans, toujours au même endroit, toujours par un passage de furet.
Pourquoi le furet ne suffisait pas
Un bouchon ponctuel cède au furet et ne revient pas. Une récidive régulière au même endroit dit autre chose : quelque chose retient, en permanence, ce qui passe.
Nous avons commencé par une inspection caméra, ce qu’aucune des interventions précédentes n’avait fait. Elle a montré, à onze mètres de la maison, un affaissement du réseau sur environ un mètre cinquante, avec une contre-pente marquée et un emboîtement désolidarisé par lequel entraient des radicelles.
Le diagnostic était sans ambiguïté : le réseau ne s’écoulait plus, il retenait. Chaque débouchage rétablissait le passage pour quelques semaines, jusqu’à ce que le creux se remplisse à nouveau.
La difficulté d’accès
Le pavillon ne disposait que d’un seul regard, en sortie de maison. Le tronçon affaissé se trouvait sous une allée bétonnée réalisée dans les années 1990, sans aucun accès intermédiaire.
Nous avons localisé le tracé exact à la sonde, ce qui a permis de limiter l’ouverture à une tranchée de deux mètres plutôt que de suivre l’allée à l’aveugle.
Les travaux
Découpe de la dalle sur la largeur strictement nécessaire, terrassement, dépose du tronçon en PVC de première génération — fin, cassant, déformé. Le remblai d’origine, mal compacté, expliquait l’affaissement.
Nous avons reposé un tronçon neuf sur lit de sable compacté, avec une pente régulière contrôlée au niveau laser, puis créé un regard de visite à l’endroit du raccordement. Remblaiement soigné par couches, et reprise de la dalle béton.
Le résultat
Aucun débouchage depuis. Le regard créé rend désormais tout le réseau accessible à la caméra et à l’hydrocurage, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Nous avons remis aux propriétaires le plan relevé du réseau et les images de l’inspection avant travaux. Le calcul est simple : six ans de débouchages représentaient déjà davantage que le coût de la reprise.
Le calcul que nous avons posé
Les propriétaires payaient deux à trois débouchages par an depuis six ans. Le cumul dépassait déjà, à lui seul, le montant de la reprise — sans compter les désagréments et les demi-journées d’attente. Nous leur avons présenté les deux chiffres côte à côte, celui de la réparation et celui du statu quo projeté sur dix ans, avant qu’ils ne décident. C’est cette comparaison, plus que l’argument technique, qui rend la décision évidente.
