Duplan Plomberie

01Réalisation

Salle de bain en cours de rénovation, carrelage fraîchement posé
Après

02Le chantier

Détail du chantier

Pavillon de 1978 à Aubagne. Salle de bain d’origine de sept mètres carrés, jamais rénovée, avec baignoire, meuble double vasque et sol en carrelage d’époque.

La demande et ce que le relevé a changé

Les propriétaires souhaitaient remplacer la baignoire par une douche de plain-pied, en prévision de leur avancée en âge, et déplacer le WC de l’autre côté de la pièce.

Le relevé a validé la douche mais écarté le déplacement du WC : la hauteur disponible sous chape ne permettait pas de recréer une pente suffisante en diamètre 100 jusqu’à la chute, sans surélever le sol de toute la pièce. Nous l’avons dit avant le devis plutôt que de le découvrir en chantier.

Le relevé a aussi révélé des alimentations en cuivre encastré sans fourreau, d’origine. Sur un réseau de quarante-sept ans qu’on allait recouvrir pour quinze ans, les conserver n’avait pas de sens. Cette reprise figurait au devis.

Les travaux, semaine par semaine

Première semaine : dépose complète, mise à nu, et reprise des réseaux. Alimentations refaites en multicouche avec vanne d’arrêt par point d’eau. Évacuations reprises aux bonnes pentes. Attentes électriques repositionnées selon les volumes de sécurité de la norme.

Mise en pression et essai de vingt-quatre heures avant toute refermeture — une fuite de raccord se déclare dans l’heure, pas au moment du serrage.

Deuxième semaine : ragréage, puis système d’étanchéité liquide sur l’ensemble de la zone humide, remonté sur les parois, avec bandes aux angles et collerettes aux traversées. Puis séchage complet, qui ne se compresse pas et explique à lui seul pourquoi une salle de bain ne se refait pas en cinq jours.

Troisième semaine : carrelage et faïence, pose des équipements, finitions.

Les choix retenus

Receveur extra-plat en résine, classé antidérapant, avec pente régulière contrôlée au laser. Barres d’appui fixées dans le support maçonné et non dans la cloison, à hauteur adaptée à l’usage réel. Mitigeur thermostatique avec butée de sécurité à 38 °C, que nous recommandons systématiquement en douche.

Ventilation reprise sur le conduit existant, avec extracteur hygroréglable : l’ancienne extraction était obstruée, ce qui expliquait la moisissure récurrente dans l’angle nord.

Le résultat

Chantier livré en dix-sept jours, WC maintenus en service jusqu’aux deux derniers, gravats évacués au fur et à mesure sans benne devant la maison.

Les propriétaires ont reçu le plan coté des réseaux passant derrière le carrelage — c’est ce document qui évite qu’un percement pour une étagère ne devienne une fuite encastrée dans trois ans.

La semaine qui ne se compresse pas

La question revient à chaque devis : pourquoi trois semaines pour sept mètres carrés ? La réponse tient en une étape. L’étanchéité liquide posée sous le carrelage doit sécher complètement avant que quoi que ce soit ne vienne dessus — plusieurs jours, sans exception. Carreler par-dessus une étanchéité encore fraîche donne un résultat impeccable à la livraison et des cloques deux ans plus tard, que l’assurance ne prend pas en charge puisqu’il s’agit d’un défaut de mise en œuvre. C’est la seule semaine du chantier où il ne se passe rien de visible, et c’est celle qui décide de sa durée de vie.